
La justice a mis l’accent sur la harcèlement après la maternité Au sein des forces de police. La Cour suprême a confirmé la responsabilité pénale d'un sous-inspecteur des Mossos d'Esquadra pour harcèlement envers une policière qui avait demandé un aménagement de son horaire de travail à son retour de congé maternité au commissariat de Granollers (Barcelone).
Selon la résolution, les événements n’étaient ni isolés ni accidentels : Il s’agissait d’un cas de harcèlement soutenu au fil du temps. qui combinait des changements d’emploi arbitraires, un isolement professionnel et des commentaires humiliants avec un biais sexiste évident.
La décision de la Cour suprême et les peines prononcées
La Haute Cour confirme la peine de six mois de prison et une rémunération proche de €150.000 En faveur de la victime, outre une interdiction d'exercer une fonction publique de six mois. La décision est définitive à l'issue d'une procédure déjà approuvée par la Cour d'appel de Barcelone en 2021 et par la Cour supérieure de justice de Catalogne en 2023.
L'appel du condamné, qui invoquait une violation de la présomption d'innocence et des erreurs d'appréciation des preuves, a été rejeté. Pour la Cour suprême, le témoignage de l'agent, selon un rapport de la juge Ana Ferrer, a été confirmé. persistance et cohérence et a été largement corroboré par d’autres preuves, atteignant un contenu suffisamment incriminant.
Comment le harcèlement post-maternité s'est développé
La séquence commence en 2013, lorsque l'agent revient après sa libération et demande réduction des heures de travail pour les soinsSon supérieur décide de la retirer de l'Unité de Police Scientifique, où elle travaillait, et la relègue dans un groupe de soutien avec des tâches essentiellement administratives, une décision interprétée par les tribunaux comme une sanction pour l'exercice d'un droit du travail.
La situation s'est aggravée en avril 2015 : suite à un changement organisationnel et à un désaccord sur le mobilier, l'agente a été mutée au rez-de-chaussée, dans un bureau du Service aux citoyens, à l'écart du reste de l'équipe. Là, elle manquait propre téléphone, elle était exclue des réunions et des fonctions nucléaires, et recevait des instructions par l'intermédiaire de tiers.
À l’automne 2015, une réunion avec le commandement a abouti à expressions désobligeantes à caractère sexiste et allusions à son apparenceLa situation a déclenché une crise d'angoisse ; le lendemain, il s'est évanoui et a dû être hospitalisé, après quoi il a commencé un arrêt maladie.
Conséquences personnelles et professionnelles
En 2017, il a été récompensé par un invalidité absolue permanente Liée à un trouble bipolaire de type II. Les rapports médicaux ont estimé que le harcèlement, prolongé et impliquant diverses stratégies d'attaque, avait miné son estime de soi et sa résilience, bien que d'autres facteurs concomitants aient pu exister.
Le sous-inspecteur, identifié comme Xavier A., a été démis de ses fonctions et est en congé ; il travaille actuellement dans le secteur de la sécurité privée.
Discrimination fondée sur le sexe et nature du harcèlement
La Cour suprême conclut que les décisions prises par le commandant ne répondaient ni à l'efficacité organisationnelle ni aux compétences de l'agent. Au contraire, elles étaient arbitraire et visant à humilier et à dégrader à son destinataire, avec des comportements répétés et de nature diverse.
Pour le tribunal, le motif était de pénaliser exercice d'un droit reconnu en raison de la législation du travail (réduction du temps de travail après la maternité). Ce comportement révélait une part de discrimination fondée sur le sexe et constituait une atteinte grave à l'intégrité morale de la victime.
Réactions et mesures internes
Au cours du processus, il est devenu connu, selon des informations publiées, que le Generalitat de Catalunya Il a demandé l'acquittement afin d'éviter que l'État ait à prendre en charge l'indemnisation en cas de non-paiement du condamné. La confirmation par la Cour suprême met fin à dix ans de procédure.
Des enquêtes internes ont montré qu’il ne s’agissait pas d’un incident isolé. D'autres dossiers ont été révélés pour un comportement similaire avec plusieurs subordonnés, ce qui a alimenté le débat sur l'environnement de travail et les mécanismes de contrôle dans les structures hiérarchiques.
Les juristes et les spécialistes du droit du travail soulignent que l'autorité hiérarchique ne couvre pas les violations des droits et ils réclament des protocoles de prévention et de signalement plus stricts, en accordant une attention particulière à celles qui reviennent d'un congé de maternité ou qui bénéficient de journées de travail prolongées.
Cette affaire ramène à l'ordre du jour public la réalité du harcèlement après la maternité et la réponse des tribunaux : une condamnation qui réaffirme la protection contre la discrimination fondée sur le sexe, met en garde contre les représailles pour l’exercice des droits du travail et exhorte les institutions à renforcer leurs mécanismes de prévention et de réparation.